« C'est pendant qu'on calcule, qu'on analyse les pour et les contre que le temps passe, mais rien ne se passe. »
Tu vois, moi j'aime lire mon horoscope le matin lorsqu'il m'annonce que cette fois, ce sera peut-être la bonne. J'aime tomber sur l'heure où je me dis que quelqu'un pense à moi, en espérant très fort que ce quelqu'un, c'est toi. J'aime les belles phrases et les extraits de livre qui me rappellent des moments de ma vie. Les musiques tristes, celles qui font réfléchir, celles qu'on écoute en boucle pendant une période avant d'en choisir une autre et sur lesquelles je verse quelques larmes de temps en temps. Ecrire des émotions noir sur blanc dans un instant de solitude obscure. J'aime tomber amoureuse - dans l'escalier sans me faire mal - parce que c'est beau même si c'est douloureux, parfois. Admirer ton visage, apprendre tes gestes par c½ur, mémoriser tes traits pour me les redessiner en tête l'instant d'après, lorsque je détourne le regard. J'aime te regarder passer, avec, toujours, cette même allure, ce même regard vide, ce même visage impassible et ce sourire caché, dissimulé, que tu gardes pour toi. Tu vois, je ne trouve plus les mots, plus le courage de revenir vers toi. J'ai peur. Peur de mes erreurs, de mes faux-pas, de tes mots, de mes maux. Peur de moi. Peur de ma maladresse. Peur de te faire peur, de te décevoir, de ... Peur de t'aimer ... Peut-être. On rêve d'un idéal, on le prie, on l'appelle, on le guette, et puis le jour où il se dessine, on découvre la peur de le vivre, celle de ne pas être à la hauteur de ses propres rêves, celle encore de les marier à une réalité dont on devient responsable.
Mon c½ur est comme un grand sac vide. Le sac, il est costaud, y pourrait contenir un souk pas possible et pourtant, y'a rien dedans.